Ingénierie des Connaissances



La révolution de la connaissance

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La quantité d’informations disponible mondialement double chaque année. Cette prolifération des données, disponibles sur différents média publics ou privés (TV, Internet, bases de données textuelles, enregistrements vidéo, enregistrements sonores…), combinée à leur hétérogénéité (texte, voix, image et vidéo, données numériques) rend la compréhension et l’analyse de l’information de plus en plus difficiles et pourtant indispensables. La croissance exponentielle des informations, loin de rendre l’environnement plus intelligible, en éloigne le sens.

Après la révolution des PC, mettant le traitement des données à la portée de tous, la révolution des télécommunications mobiles et l’Internet, permettant aux individus de communiquer librement entre eux et d’avoir accès à des données nombreuses, les techniques de recherche et d’analyse de l’information nous acheminent vers une troisième révolution, celle de la connaissance.

Il est important que la France, et avec elle l’Europe, soit dans le peloton de tête des pays qui maîtrisent les technologies afférentes, les NTAI (Nouvelles Technologies d’Analyse de l’information : text mining, data mining, image mining, fusion et extraction de données, etc.), et façonnent le marché de l’ingénierie de la connaissance. Les enjeux sont à la fois stratégiques, culturels et économiques : le défi de l’exploitation de quantités massives d’informations se retrouve en effet dans les domaines les plus variés, tels que défense, renseignement, intelligence économique bien sûr, mais aussi les interfaces homme / machines intelligentes (ou cognitives), d’intérêt évident pour les applications multimédia, et en particulier des moteurs de recherche évolués, d’une façon générale l’ensemble de l’industrie du contenu (édition, cinéma, jeux, etc.), le secteur de l’éducation et plus particulièrement la « e-éducation », la santé (veille sanitaire et maîtrise des risques) prévention des risques, la recherche d’information sur les disques durs des entreprises et des particuliers, qui représentent 100 fois le Web, le secteur de la relation client / entreprise (CRM : Customer Relationship Management), le «e-gouvernement », etc.

Un enjeu mondial

De fait, on peut estimer que ce marché de la recherche et de l’analyse d’information atteindra 15 milliards d’euros par an en 2007. Or les États-unis ont pris nettement position. On connaît le succès commercial de Google, obtenu en moins de 7 ans, et qui lui a conféré une sorte de monopole de fait dans la recherche d’informations sur Internet pour le grand public, ce qui représentera en 2007 1,5 milliard d’Internautes naviguant dans un océan de plus de 10 milliards de pages Web. Cette situation compromet la neutralité dans l’accès objectif à l’information qu’on tient généralement comme allant de soi. D’une part, les réponses à une requête sont ordonnées en fonction de la fréquence de consultation des pages Web, ce qui favorise aujourd’hui le renvoi à des sites anglo-saxons. D’autre part, Google rentre désormais dans la sélection de fait des informations disponibles, favorisant, à travers la numérisation récemment annoncée de 15 millions d’ouvrages du domaine public, une vision anglo-saxonne du patrimoine culturel mondial.

Mais il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg : en effet l’État fédéral investit massivement dans la recherche avancée sur les Nouvelles Technologies d’Analyse del’information (NTAI), essentiellement pour les besoins du renseignement et de la lutte anti-terroriste, à hauteur de 1milliard de dollars par an depuis 2001. Par ailleurs, les agences de renseignement (CIA, DIA, NSA, FBI, etc.) se dotent de systèmes avancés de traitement de l’information multi-sources. Enfin, les grandes entreprises du secteur privé bénéficient de ces investissements et répondent en investissant à leur tour : IBM, Microsoft, Google dépensent des centaines de millions de dollars pour développer des plateformes de traitement intégrées et faire évoluer les moteurs de recherche.

Référent de la Communauté Ingénierie des connaissances  :

François Hanat – francois.hanat [at] capdigital.com – 01 40 41 11 89



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Compte rendu de l’atelier Ingénierie des connaissances des Rencontres Cap Digital du 4 mai 2010 :

Téléchargez le compte-rendu de l’atelier : « Concilier visualisation et analyse de l’information »