Retour sur le BETT Show 2012

Un pavillon, 10 sociétés : le BETT 2012 marqué du sceau de la présence française

C’est un lieu commun que de présenter le BETT Show de Londres comme l’un des évènements mondiaux majeurs pour les acteurs du e-Learning et des TIC appliquées à l’éducation. C’est tout du moins aussi trivial que d’évoquer la présence de Cap Digital à ce salon vieux de quasiment trente ans, alors même qu’il est le seul pôle de compétitivité français à accueillir en son sein une communauté dédiée, travaillant aussi bien d’un point de vue technologique que d’un point de vue usage sur ce qu’il est commun d’appeler les TICE (autrement dit, les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement).

Pour la 5ème année consécutive, et avec le soutien d’Ubifrance et du Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse, le pôle a collaboré avec la CCI de Paris et PM Conseil en vue d’assurer en présence française lors de ce salon de référence (un séminaire exploratoire d‘une journée ayant été organisé en amont du salon par Ubifrance, visite de l’Open University à la clé).

Au final ce ne sont pas moins de dix entreprises qui ont répondu à l’appel, et qui ont ainsi pu exposer leurs technologies au sein du Pavillon France Cap Digital Paris Région : 4nMedia, Emox, Vision Object, MultiCam systems, Dassault Systèmes, ISImage, MilliWeb, Erdenet, iTop.

Un « cru » 2012 d’autant plus enthousiasmant et pertinent que chacune de ces sociétés proposait des solutions différentes, et en un sens, complémentaires entre elles.

Un pavillon fréquenté, des rencontres de haut-niveau


Henriette Zoughebi, à droite, sur le stand de Dassault Systèmes


Situé en plein cœur de l’Olympia Hall, lieu chargé d’histoire qui hébergeait néanmoins pour sa dernière année la manifestation (l’an prochain, le rendez-vous est pris à l’Excel London, qui sera par ailleurs l’un des théâtres des prochains Jeux Olympiques d’été), le pavillon France a attiré comme à l’accoutumée de nombreux curieux et professionnels du secteur, tout autant français qu’internationaux.

Mais outre les anonymes et les rendez-vous individuels planifiés par les équipes de Philippe Méro (PM Conseil), le stand B90 a aussi su accueillir un nombre important de personnalités françaises, à l’instar d’Henriette Zoughebi, Vice-présidente du Conseil Régional d’Île-de-France en charge des lycées, Jean-Baptiste-Roger, actuel directeur de l’Artesi Île-de-France, ou encore Jean-Michel Fourgous, député de la 11ème circonscription des Yvelines, et autour du fameux rapport “Réussir l’économie numérique”, 2010.







Au centre Jean-Michel Fourgous, à l'écoute de Thomas Faguet (Awabot)


Le Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse, qui a grandement soutenu l’organisation du pavillon France, a lui aussi fait le déplacement jusqu’à Londres : le jeudi 12 janvier au matin, c’est en effet Jean-Michel Blanquer lui-même qui est venu à la rencontre des dix sociétés exposantes. Accompagné d’une petite délégation, au sein de laquelle était notamment présent Jean-Marc Merriaux, Directeur-Général du CNDP, le Directeur-Général de l’Enseignement Scolaire est allé prendre le pouls du dynamisme français en matière d’e-Education, et a pu constater le caractère innovant, que ce soit d’un point de vue technologique et/ou des usages, des solutions proposées par les exposants du pavillon (à ce titre, les robots ont su faire forte impression ; il faut dire qu’ils étaient rares sur le salon).


En dépit d‘un agenda très serré, ces derniers se sont fait une joie d’apporter à leurs hôtes toute l’information et les explications désirées. Son tour de piste terminé, Jean-Michel Blanquer a rejoint le centre du pavillon, le temps d’une prise de parole de quelques courtes minutes, durant laquelle il est

notamment revenu sur la nécessité de continuer les efforts collectifs dans le cadre du développement de l’e-Education en France. Le tant attendu French cocktail a fait suite à cette allocution, l’occasion pour les uns et les autres de se laisser aller à l’échange, et de faire plus ample connaissance avec les exposants étrangers des stands voisins.

Déjà présent l’an passé, Philip Collie, Directeur de Schoolzone (société d’études experte du marché anglais des TICE), est lui aussi passé saluer les exposants français, non sans leur adresser quelques conseils avisés en fonction de leur activité, et leurs perspectives de développement outre-Manche.De manière générale, la délégation française n’a eu que très peu de répit sur les trois premiers jours de salon, le samedi s’étant avéré en revanche beaucoup plus calme, les professionnels, notamment étrangers, ayant pour beaucoup déserté les lieux depuis le vendredi après-midi.

Balade au gré du BETT

Sans nul doute, le BETT est une machine impressionnante de bruit et d’ampleur (16 000m², répartis en quatre zones d’exposition, une structure doublée sur deux niveaux). Bien qu’il ne soit peut-être pas le plus impressionnant des salons, et les acteurs mondiaux de l’e-Education ont, une nouvelle fois, répondu présent.

Professeurs et chefs d’établissements, fournisseurs de contenus et en matériels, délégations étrangères,… : organisateurs, visiteurs et exposants avaient pris à coeur d’occuper le moindre mètre carré d’espace, si bien qu’il était parfois difficile, aux « heures de pointe », de se frayer un passage sur le salon. Pour autant, une à deux heures avant la fermeture des portes, les allées étaient quasiment désertes. L’occasion d’admirer la démesure de certains stands (Microsoft, SMART Technologies, etc.), et d’aller se faire une idée sur les tendances et nouveautés portées par cette édition 2012 du BETT.

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