Témoignages



 

Pierre Dubuc – Président de Simple IT

« Sur un marché fortement concurrentiel, nous souhaitions accentuer notre leadership en ouvrant notre capital à des investisseurs privés. Nous avons bénéficié du soutien du dispositif  Digital  Diag  de  Cap  Digital.  C’est  un  exercice extrêmement utile dans la validation de notre business plan et supports associés. En bénéficiant des conseils avisés des équipes d’experts et investisseurs en capital, nous avons sans aucun doute affiné notre vision stratégique et amélioré notre présentation devant les fonds démarchés. Lauréat du label Cap Digital-EIP, nous avons depuis levé 1 200 000  €  ».

 

Alain Renk – Urban Fabric Organisation-UFO

« UFO a participé en novembre 2011 à une mission organisée par Cap Digital au Brésil. En quelques rendez vous, nous avons pris connaissance du cadre réglementaire et juridique du marché brésilien qui nous intéresse. Le mode opératoire de Cap Digital à l’international est très intéressant, car après deux journées très denses de rendez vous en groupe, nous avions toute latitude pour organiser des rendez-vous individuels. En 5 jours, nous avons construit un réseau relationnel solide et nous avons toutes les chances de signer un premier accord avec une grande institution publique. J’ai été bluffé par l’efficacité de Cap Digital… »

 

Catherine Dang et Daniel Katz – 4n Media Group

« La mission collective proposée par Cap Digital à l’occasion du BETT Show 2012 nous a beaucoup apporté. Elle nous a donné l’occasion de participer à un événement d’envergure internationale, sur un beau stand situé en plein cœur du salon.  Notre  exposition  commerciale  était  maximale,  les prises de contact ont été nombreuses et fructueuses. Par ailleurs, elle nous a permis, par le biais d’une journée d’information programmée en amont du salon, de mieux comprendre le marché anglais de l’e-Education, contribuant ainsi à nous ouvrir les yeux sur les opportunités de marché dans ce pays ».


Frédérique Segond – Directrice de recherche – Xerox Research Centre Europe

Quelles sont les activités de Xerox en France ?

La présence en France de la recherche et développement de Xerox remonte à 1993, avec l’ouverture par le Groupe d’un site à Meylan près de Grenoble, afin de piloter ses activités de recherche en Europe.
Le Xerox Research Centre Europe (XRCE) coordonne la recherche, l’ingénierie et le TeXnology showroom, une vitrine client pour la recherche Xerox et un forum d’échange de technologies.
Nous travaillons, entre autres, sur la thématique du traitement du langage naturel, de manière à anticiper et façonner les systèmes documentaires du futur. Notre travail a même été salué en 2004… par l’AFII, qui a remis à Xerox le prix de l’investisseur américain le plus innovant (Innovate in France Award), afin de récompenser notre engagement et notre investissement en France.

Pourquoi et comment Xerox a-t-elle rejoint le pôle Cap Digital ?

Pour Xerox, rejoindre le pôle de compétitivité Cap Digital était une démarche naturelle, voire évidente, du fait de la proximité de nos thématiques de Recherche et Développement : image, texte, interactivité, technologies de l’information, jeux vidéos, etc.
Le XRCE, implanté en France près de Grenoble depuis 15 ans, est chargé de développer des liens au sein de la communauté scientifique européenne par l’intermédiaire de projets de collaboration et de partenariats. Nous avons participé à plusieurs initiatives de hautes technologies en France et dans la zone géographique locale, considérée désormais comme la Silicon Valley française.
La création du pôle de compétitivité Cap Digital, sur des thématiques semblables aux nôtres a donc pour nous été une évidence.

Quels sont les apports de Cap Digital pour Xerox ?

Cap Digital permet à Xerox de collaborer avec la communauté scientifique ainsi qu’avec d’autres entreprises, mais aussi de créer des synergies entre acteurs de la R&D. En termes de R&D, Cap Digital permet à Xerox de rester innovant, c’est-à-dire de pousser la recherche aujourd’hui pour offrir de nouveaux services demain.
Non seulement Cap Digital permet d’accéder à plus de projets, mais il permet aussi d’anticiper en explorant de nouveaux domaines d’applications.
Les projets de Cap Digital, de par les collaborations avec des acteurs de la recherche dans des domaines connexes, permettent de tester des idées nouvelles : grâce à cela, Xerox peut mieux anticiper pour offrir les services de demain.


François Pachet – Directeur de recherche Sony CSL – Sony Computer Science Laboratory

Inauguré en octobre 1996 à Paris, Sony Computer Science Laboratory regroupe des chercheurs de renommée internationale. Leur but : joindre leurs efforts pour créer des nouvelles technologies susceptibles d’apporter des changements fondamentaux au sein de notre société.
Les programmes de recherche informatique menés chez Sony Computer Science Laboratory couvrent des domaines aussi vastes que l’intelligence artificielle, les nouveaux langages de programmation, l’interface entre l’homme et la machine.
A travers leurs recherches ces scientifiques passionnés venus du monde entier contribuent à modeler le monde dans lequel nous vivrons demain.

Pourquoi Sony CSL a-t-il choisi de s’implanter à Paris ?

Sony CSL est réparti entre Paris et Tokyo. Sony CSL Paris a été créé en 1996 sur le modèle de Sony CSL Tokyo, inauguré 10 ans auparavant. Le choix d’implanter notre laboratoire de recherche dans le centre de Paris en France s’explique principalement par la possibilité pour nous de bénéficier d’un véritable réseau d’excellence tout proche : au niveau institutionnel comme universitaire, avec la présence de laboratoire et de centres de recherche publics et privés de renommée mondiale, ainsi que celle des plus prestigieuses universités et grandes écoles françaises (Normale Sup, Paris VI…)… le tout dans le centre de Paris !

Pourquoi Sony CSL a-t-il rejoint le pôle de compétitivité Cap Digital ?

Les pôles de compétitivité en général et le pôle Cap Digital en particulier tissent aujourd’hui des réseaux d’excellence et favorisent le développement et la concentration des synergies, entre des moyens et des savoir-faire complémentaires. L’originalité de cette politique consiste en l’association d’innovations scientifiques (puisque basée sur le R&D) et d’innovations organisationnelles. Le fait pour Sony CSL de rejoindre le pôle Cap Digital nous permet de nous intégrer dans un réseau de recherche et d’excellence

Quels sont les apports de Cap Digital pour Sony CSL ?

Comme je le disais précédemment, l’appartenance au pôle de compétitivité Cap Digital permet à Sony CSL d’”officialiser” en quelque sorte ses relations avec les autres entreprises et nous donne un cadre structuré pour nos projets, avec des objectifs et des contraintes précis. Nous travaillons actuellement sur plusieurs projets (THD, EarToy), au niveau national et européen.
Le pôle Cap Digital crée une infrastructure de projets, et facilite l’alliance des différentes compétences. Par ailleurs, l’appartenance au pôle Cap Digital nous permet de bénéficier d’aides sur le plan financier (Source : AFII 2007 Projets Jean-Noël Portugal- HD3D IIO)
Soutenu par un consultant de Cap Digital lors de sa formalisation, le projet HD3D-IIO a été labellisé en juin 2006. Il réunit aujourd’hui 17 partenaires engagés dans le développement d’une plate-forme commune d’outils interopérables. Ce dispositif sans précédent doit permettre, à terme, aux acteurs français de la création d’effets spéciaux (VFX) de répondre aux besoins de la production mondiale de fiction et d’animation cinématographiques.
Jean-Noël Portugal, président du consortium HD3D depuis mars 2007 témoigne de l’apport de Cap Digital dans la transformation des mentalités et usages de la profession. Mais il recommande aussi qu’à l’avenir, le pôle prenne en charge le suivi des projets après leur labellisation et mutualise à travers un Think-tank les enseignements acquis par les gouvernances des différents projets.

Quel a été l’apport du pôle pour les partenaires du projet HD3D ?

Le pôle a créé un lieu de rencontre et suscité une nouvelle forme de débat. Les acteurs VFX qui entretenaient jusque-là des relations de concurrents se sont mis progressivement, et pour la première fois, à construire une vision stratégique commune de notre industrie.
Le pôle les a amenés à imaginer des solutions et des approches qu’ils n’auraient pas pu concevoir autrement.

A quel point d’accord sont-ils parvenus ?

Dans notre industrie, la mutualisation de certaines compétences est devenue incontournable, d’une part pour garantir la rentabilité de chacun, et d’autre part pour devenir capable de travailler en cotraitance sur des marchés importants, comme de gros films à effets spéciaux, ce qui se produit de plus en plus fréquemment et ne va pas sans difficulté.
L’intelligence du projet HD3D, c’est d’avoir su identifier le capital logiciel qui, une fois mutualisé, représentait un bénéfice supérieur au capital technologique de chacun des partenaires, autrement dit leurs algorithmes “maison”, sans mettre en question leur indépendance ou leur capacité de distinction.
Partout où la question du prix de revient et l’efficacité du travail à plusieurs l’emportent sur les atouts concurrentiels, les studios ont intérêt à partager leurs solutions. L’une des caractéristiques du projet c’est cet équilibre, cette tension entre la mutualisation des compétences et la conservation de l’identité de chaque entreprise.

Comment s’est mise en place leur stratégie commune ?

HD3D, c’est la moitié des acteurs d’une industrie qui se sont engagés à travailler ensemble. Chaque partenaire est entré dans le projet avec son actionnariat spécifique, avec sa culture et ses intérêts propres, ses stratégies industrielles mises en place depuis longtemps, qu’elles découlent de logiques de groupes, de métier, ou de création.
Ils ont mis en commun leurs R&D en créant une société commune. Au début, les directeurs de R&D étaient un peu réticents ; on leur demandait de collaborer avec leurs concurrents directs ! Mais après quelques mois, leurs relations ont changé.
Les techniciens des différents studios se voient aujourd’hui trois fois par semaine, et forment une véritable équipe, avec beaucoup de respect mutuel, beaucoup de confiance, mais aussi une grande émulation.

Quelle est la clé de ce bon fonctionnement ?

Les clés de cette réussite sont l’énergie et le “goodwill”, l’envie de le faire vraiment. On le constate à tous les niveaux et jusqu’à la qualité de l’échange au cours des comités de direction. Le pôle a permis d’opérer une vraie transformation des mentalités bien que des freins subsistent. Il faut que chacun des partenaires veille à conserver cet équilibre.

Quelles sont les conditions du succès de HD3D ?

Le succès du projet HD3D tiendra dans la capacité future des acteurs à développer de vrais partenariats économiques. Il résidera aussi dans la pérennité de la vision au-delà du programme de trois ans établi dans le cadre de Cap Digital. L’interopérabilité doit être conservée et accrue sur le long terme. Pour l’instant, nous construisons un socle.
Les logiciels à mettre en œuvre sont complexes, l’approche du développement également. Nous sommes dans le contexte des méthodes dites agiles ; il s’agit d’Xtreme programming. D’autre part, la composante FTTO (Fiber To The Office), cruciale pour des sociétés à très gros débit comme les nôtres, n’est pas encore opérationnelle en France.
C’est déjà une réalité à Londres, par exemple, avec Sohonet, un cluster de notre industrie qui a déjà pris de l’avance. C’est pourquoi nous considérons avec intérêt les collaborations possibles avec les initiatives qui se font jour actuellement sur le plan des réseaux et des télécom.

Quelle est votre ligne de conduite dans la gestion du projet ?

Je suis partisan du pragmatisme. Je concentre mon énergie et celle de notre directrice de projet sur la gestion du risque lié à la dimension du consortium et à son périmètre. Concrètement, il s’agit de sécuriser au plus tôt une première sous-partie du projet, puis on sécurisera les livrables. Il faut qu’à tout moment ce qu’on est en train de construire soit jointif. Nous ne sommes pas dans le processus de construction de l’architecture gothique qui ne tient qu’à la toute fin de sa construction.

D’après vous, comment devrait évoluer le pôle ?

Je pense qu’il serait bon que Cap Digital ajoute, en plus de la R&D et du financement, trois composantes clé dans la définition des projets. D’abord intégrer une veille économique et juridique. Ensuite, la seconde composante indispensable dans notre industrie est le design.
Cette compétence est presque toujours absente des dossiers de projets. Elle fait pourtant l’objet de solides formations en France, depuis Gobelins jusqu’à l’Ensci. Aux Etats-Unis, il est aujourd’hui impensable de faire l’impasse sur le design d’interaction au démarrage d’un projet, car sans designer, pas de vision, et surtout, pas “d’utilisabilité“ en phase finale.
La troisième composante à intégrer, c’est le suivi des projets, une fois labellisés et dotés de financements. La meilleure forme que pourrait prendre cet accompagnement intégrant l’exploitation immédiate des enseignements, c’est uns sorte de think tank, un lieu d’échange « aval » cette fois, où chacun des porteurs de projet et des partenaires devrait s’engager à participer.
Ça permettrait de mettre en commun les expériences, et d’éviter aux acteurs d’expérimenter chacun de son côté les mêmes difficultés, de rechercher les mêmes solutions… Le management, les questions juridiques, la gestion de projet… tout ça aussi peut-être capitalisé, échangé, mutualisé, pour le plus grand profit de tous.

Jean-François Marcotorchino – INFOMAGIC

Initiateur du projet, Jean-François Marcotorchino, Directeur Scientifique de la Direction Recherche&Technologie de Thales Communications, témoigne des retombées directes du projet pour ses partenaires et plébiscite l’action du pôle Cap Digital.
Infom@gic, premier projet labellisé par Cap Digital et financé dès décembre 2005, amorcera sa 3e phase en 2008, avec la réalisation de démonstrateurs applicatifs de fusion analytique d’informations multimodales. Rendues possibles par l’élaboration, lors des premières phases, d’une plate-forme commune d’interopérabilité technologique couvrant les fondamentaux de l’ingénierie des connaissances, ces applications seront, à terme, industrialisées en vue d’une valorisation commerciale dans des domaines aussi variés que l’indexation multimodale de patrimoines culturels,la sécurité civile, ou le CRM. La plate-forme technologique Infom@gic a également pour vocation de constituer le socle technique des développements du Pôle dans tous les secteurs qu’il couvre.

Comment s’est déroulée la mise en route du projet Infom@gic au sein de Cap Digital ?

Infom@gic a connu des débuts extrêmement difficiles. Il y avait tellement de concurrence entre les acteurs en présence qui ne s’ouvraient pas aux autres . Puis il y a eu des déclics et la grande majorité a admis qu’en collaborant, en croisant les technologies et les compétences, le principe du “win-win” l’emportait clairement sur celui du “lose-lose”. A partir de ce moment-là, Infom@gic a commencé à bien fonctionner.

Quels intérêts y trouvent les PME qui participent à ce projet ?

Aujourd’hui, quand on voit que dans son domaine, Google mobilise 3000 développeurs et que dans le nôtre, la tendance générale est à la concentration, il n’est pas possible pour une start up de tenir le coup hors du contexte collaboratif.
Dans l’industrie de la langue, par exemple, il n’est pas une entreprise qui ne soit pas présente dans le pôle. Ces PME on tout à gagner dans un projet de pôle de compétitivité : visibilité, connexion facilitée avec des partenaires potentiels, contrats…

Quelles ont été les retombées directes du projet Infom@gic pour ces PME ?

L’évolution de Pertimm est un bon exemple de ces retombées. Cette PME qui édite des solutions de traitement de l’information et construit le nouveau moteur de recherche d’informations d’Infom@gic a multiplié ses effectifs par 2 en deux ans.
Patrick Constant, son président directeur général, confirme que l’influence du pôle a été déterminante lors de l’attribution du marché de Pages Jaunes à Pertimm. Autre retombée pour cette PME, le contrat signé tout récemment avec Meetic, un acteur important des contenus numériques, très intéressé par la connexion directe de la R&D et des débouchés industriels mise en œuvre par Cap Digital.
Pour bien d’autres entreprises partenaires, Vecsys par exemple, ce sont non seulement des contrats, mais aussi la concrétisation ou le redéploiement de toute une offre commerciale qui ont été rendus possibles grâce au projet Infom@gic.

Quels bénéfices peut en retirer un grand groupe comme Thales ?

Pour un grand groupe industriel, un projet collaboratif géré dans le contexte d’un pôle de compétitivité représente une extraordinaire opportunité de « benchmark » de technologies issues de la recherche académique et des spécialités représentées par les PME.
Ce formidable foyer de créativité, ce lieu unique de brassage d’idées, nous permet de vérifier des stratégies, de tester des laboratoires, d’échanger des procédés, et de gagner en temps et en efficacité. Le travail de veille en mode dynamique produit par le pôle est inestimable.

Quels ont été les marchés obtenus par les groupes industriels partenaires du projet ?

Thales a signé l’installation opérationnelle des services de remontée d’information de la Gendarmerie Nationale grâce à certaines technologies inspirées du projet Infom@gic.
En outre, les cas d’usage développés dans le cadre du projet s’ouvriront à très court terme à de vraies problématiques de compétitivité ; Callsurf, en est un bon exemple.
Réalisé à partir de données clients (masquées) d’EDF, Callsurf est le produit d’un chaînage technologique innovant (“speech to text to data”). Il permet la fusion analytique multimodale instantanée d’informations intégrant les données audio des « call centers » d’EDF, transcrites et analysées sémantiquement, ainsi que des données textuelles et numériques de l’entreprise. C’est sans aucun doute l’avenir du CRM, dans le cas de traitement de très gros volumes d’informations.

Quels sont les atouts du projet collaboratif pour la recherche académique ?

Les laboratoires français sont en pleine transition ; ils passent d’une procédure d’offre à un processus de partenariat qui modifie leurs contraintes de temps et de finalité.
A l’avenir, quand on fera de la recherche, ce sera en phase avec des besoins émis et identifiés. En intégrant un pôle, ces laboratoires se font connaître des grandes entreprises, travaillent avec elles, réalisent parfois leurs tests à des échelles beaucoup plus opérationnelles, bénéficient d’échanges de technologies inédits, dans une finalité bien précise.
Leur activité est contextualisée. Ils s’inscrivent d’autre part dans une nouvelle temporalité en se concentrant sur des problématiques à moyen terme beaucoup plus souvent que par le passé. Cela a été le cas dans Infom@gic où , du coup, certains laboratoires universitaires ont été amenés à faire des choix parmi différentes thématiques.
Enfin, le pôle a rendu possibles des travaux de recherche communs et la composition de jurys de thèses rassemblant pour la première fois (dans certains domaines théoriques de pointe) les représentants de différentes universités et des chercheurs de grandes entreprises.

Comment Cap Digital devrait-il évoluer ?

La fertilisation entre les différents projets de Cap Digital est une évolution naturelle qu’il faut encourager et structurer.
On observe qu’une certaine forme de fertilisation existe déjà pour les partenaires d’un projet qui sont appelés à participer à un second projet au sein du pôle. Il est également primordial de travailler à la pérennisation des acquis des projets de Dap Digital.
En ce qui nous concerne, l’accompagnement fort du pôle pour la préparation de “l’après-Infom@gic” est indispensable. Infom@gic a permis de développer un standard dont les applications seront nombreuses, tout en constituant une communauté active et solidaire. La fusion analytique de données multimodales est un vrai sujet d’avenir dans lequel s’inscrit cette communauté.

Quel bilan faites-vous après ces deux années d’existence ?

L’initiative des pôles est tout à fait remarquable. L’ouverture permise par un tel dispositif crée des synergies entre des partenaires qui tirent eux-mêmes parti d’une visibilité accrue, d’un effet réseau ou de leur présence dans les comités du pôle.
Le choix du projet Infom@gic, sa mise en œuvre et son développement au sein du pôle Cap Digital sont une avancée capitale pour les industries de notre secteur. La phrase de conclusion pourrait être : Pourquoi n’a t-on pas lancé cette initiative de Pôles de Compétitivité plus tôt ?, en tout cas c’est l’avis de bon nombre de partenaires du Pôle Cap Digital.

Guillaume Gouraud – PLAY ALL

Le projet Play All, dont la vocation est de mutualiser les efforts de R&D d’acteurs du secteur des jeux vidéo, a abouti, en septembre de cette année, à la création d’un site unique réunissant 40 ingénieurs pour une durée de 2 ans. Il devra permettre, à terme, la production de jeux multi plates-formes (PC, consoles de salons, consoles portables). Chef de projet du consortium Play All, Guillaume Gouraud, lui-même co-fondateur du studio Darkworks, l’un des 19 partenaires impliqués, témoigne des difficultés de la réalisation d’un tel projet et propose, pour maintenir sa viabilité, une nouvelle forme de gouvernance, financée et co-assumée par Cap Digital.

Quel a été l’apport du pôle, après la première soumission du projet Play All ?

Play All était un projet soutenu depuis longtemps par la DGE, la phase d’amorçage de 6 mois a été financée par la Région Ile-de-France et la Ville de Paris, grâce au lobbying global auquel le pôle a participé. Lors de la soumission proprement dite du dossier au pôle, le consultant mis à notre disposition par Cap Digital pour l’énorme travail de reformulation du dossier nous a été précieux.
En effet, nous découvrions littéralement le fonctionnement du pôle qui, par ailleurs, venait tout juste de se créer. Il n’y avait donc pas d’antériorité à laquelle se référer, pas de “mode d’emploi” du pôle, ni de documents types.
Le consultant de Cap Digital a également beaucoup contribué à l’adhésion de partenaires très réticents, puis au montage du consortium. Mais malgré sa présence à nos côtés, la phase d’amorçage proprement dite s’est beaucoup trop prolongée.

Quel est le résultat de cette phase de maturation de 18 mois ?

Aujourd’hui, Play All fait plus que jouer le jeu dans Cap Digital. Nous avons réuni une part des ressources des différents partenaires sur un site dédié. Parmi ces partenaires, les PME ont adhéré à 100% à ce principe inhérent au projet collaboratif, mais, envers de la médaille, elles doivent faire face quotidiennement à des difficultés fonctionnelles dès lors que 30 % de leur effectif se retrouve hors site.
Aujourd’hui, Play All commence à fonctionner, mais j’estime que ce projet est encore trop réduit, l devrait avoir la taille des projets européens et leurs budgets.

Quelle est votre analyse de la situation de Play All à court terme ?

Ce que nous mettons en place avec Play All doit nous servir pendant les 5 années à venir. Mais le secteur des jeux vidéo est secoué en permanence par une guerre technologique sans merci. Le taux de mortalité des PME y est très élevé. Il faut investir beaucoup plus.

Comment se déroule la gouvernance du projet aujourd’hui ?

Chacun des partenaires dédie aujourd’hui deux personnes à temps plein au suivi du projet. Or les ressources d’une PME sont réduites et raisonnablement, ne permettent pas que ce fonctionnement s’installe durablement. J’y consacre personnellement 50% de mon temps.

L’effet réseau et la visibilité offerts par le pôle ont-t-il eu des retombées favorables pour vos partenaires ?

Pour certains de nos clients, l’appartenance au pôle a un impact positif, parce qu’elle démontre le soutien du secteur des jeux vidéo par les collectivités, la Région Ile-de-France et l’Etat français. A l’international, Play All est perçu comme unique en son genre et comme la réponse la plus adéquate à la situation actuelle du marché. Cependant, cette visibilité due à la seule appartenance au pôle ne suffisait pas, nous avons fait appel à une agence de relations Publiques spécialisée pour élaborer une véritable communication.

La communication est donc l’un des axes de progrès du pôle ?

Cap Digital doit absolument mettre en place une stratégie de communication ambitieuse, à la mesure des enjeux des projets qu’il défend, en s’appuyant sur une agence. Les projets et le pôle lui-même gagneraient en visibilité et en rayonnement.

Quelles autres améliorations apporter au fonctionnement général du pôle ?

Ma recommandation est simple : le pôle doit financer à 100% le pilotage de chaque consortium constitué. Cap Digital devrait placer dès le départ des chargés d’affaire dédiés au montage des projets et à leur accompagnement au-delà de la labellisation. Il faudra d’abord raccourcir les étapes du montage du dossier, puis gérer la montée en puissance du projet.
Enfin, le chargé d’affaire veillera à fournir des rapports semestriels, sur l’état d’avancement des projets, et plus particulièrement sur les problématiques financières et juridiques rencontrées.

Quelles bonnes pratiques recommandez-vous ?

Il faudrait s’inspirer des bonnes pratiques de la gestion des projets européens qui procèdent par avances de fonds régulières et non “par rattrapages”. En revanche, évitons leurs écueils, lourdeur administrative et dissémination systématique des responsabilités. Enfin, instaurons une vraie visibilité des financeurs sur l’avancée des projets. Le pôle est un bon outil, il doit rester agile, actif, et pour cela s’améliorer tous les six mois.

Jacques Angelé – SYLEN

Début 2006, Jacques Angelé, directeur des programmes technologiques de Nemoptic, entreprise pionnière dans le domaine des écrans LCD bistables, assisté de Alain Boissier, directeur d’Optinnova, spécialisé dans le montage et le management de projets innovants, présentent à Cap Digital un projet de support de lecture électronique.
Ils l’ont soumis une semaine plus tôt à l’ANR, répondant à l’appel d’offre en Technologie Logicielle lancé par cet organisme dans la perspective d’un produit destiné à l’Enseignement public. Ni l’ANR ni Cap Digital ne retiennent le projet dans sa forme initiale.
Cap Digital propose cependant de le recentrer sur les besoins du journal électronique où des débouchés industriels importants existent à court et moyen terme. Le pôle de compétitivité encourage, d’autre part, les porteurs du projet à constituer un consortium élargi aux fournisseurs de contenus.
Six mois d’une collaboration nourrie aboutissent à la labellisation du projet SYLEN (Système de Lecture Nomade) en décembre 2006, puis à son financement par le FCE (Fonds de compétitivité des entreprises), à l’été 2007.
Jacques Angelé témoigne des retombées des actions du pôle Cap Digital, qu’il souhaiterait voir accompagner des projets de R&D jusqu’à leur développement industriel, au-delà de son périmètre actuel.

Que vous a apporté votre collaboration avec Cap Digital ?

Dès les premiers contacts, lorsqu’il nous a été demandé de reformuler le projet, j’ai compris qu’il y avait chez Cap Digital une volonté de dialogue avec les candidats à la labellisation. L’une des actions décisives du pôle, après avoir identifié le potentiel du projet, a été de le réorienter. Puis, Cap Digital nous a apporté un enduser, en l’espèce Le Monde Interactif. Les PME sont véritablement au cœur du pôle; certaines d’entre elles remportent alors l’adhésion de grands groupes, et çà, c’est remarquable.

Une fois votre projet agréé par le pôle, que s’est-il passé ?

La labellisation obtenue, l’effet réseau a fonctionné immédiatement. Très vite, le projet SYLEN a bénéficié d’une visibilité et d’une notoriété que je n’imaginais pas.
Certains de nos 10 partenaires organisés en écosystème pour SYLEN, ont bénéficié des retombées immédiates de cette visibilité, notamment Booken, qui compte bien doubler rapidement de taille, et l’industriel TES, qui dispose désormais d’un poste d’observation avancé sur les techniques et applications du papier électronique, dans l’une de ses spécialités, les dispositifs nomades. Quant à Nemoptic, elle se prépare à adresser des applications de supports de lecture à base de papier électronique non seulement via le projet SYLEN, mais aussi à travers de nouvelles collaborations.

Qu’est-ce qui a changé par rapport à vos conduites de projets antérieures ?

Le pôle nous a permis de porter un projet ambitieux. La réponse négative de l’ANR provenait en partie de la taille de notre projet, plus importante que ce que cet organisme finance habituellement. Si le pôle n’avait pas existé, nous serions allés porter le projet en Europe, hors du territoire français. Au quotidien, ce qui a changé dans notre fonctionnement, c’est l’adoption quasi naturelle d’un nouvel état d’esprit contribuant à la fin de notre isolement.
Cap Digital, il faut baigner dedans, les réflexes de prise de contacts s’installent, et pour des PME vraiment motivées par un projet collaboratif, ça fonctionne ! Nous avons, par exemple, été mis en contact avec le GTI et d’autres acteurs très ouverts, tels que OSEO, puis la FING.
Constituer un réseau de relations dense et de qualité avec les acteurs de l’innovation est essentiel. Nous avons beaucoup développé le travail avec l’écosystème du papier électronique en Ile-de-France, ce qui a favorisé de nouvelles connexions, je pense en particulier aux échanges avec les nombreux fournisseurs de contenus qui sont très désireux d’élargir les supports de diffusion des médias de l’écrit.

Comment souhaitez-vous voir évoluer le pôle ?

L’impact économique d’un projet de R&D est trop souvent mal déterminé. Un projet de R&D doit savoir se transformer en projet industriel et le passage de l’étape R&D à l’étape produit sur un marché compétitif est délicat. Il manque un maillon, et c’est un rôle que pourrait légitimement assumer Cap Digital. Il faut démultiplier l’efficacité du pôle et lui donner les moyens de ce type d’interventions.

Services aux entreprises Formation “Maîtriser les leviers du financement”

Christophe Mitenne, Xerox

Une formation très concrète qui nous a permis à travers notre présentation, et celles des autres participants, de prendre du recul, d’identifier les points à améliorer afin de convaincre plus facilement de futurs investisseurs et notamment : les marchés visés, la définition de l’offre, etc…

Ivo Flammer, XiLabs

J’ai très bien aimé la formation. L’équilibre entre théorie et application était parfait. Et tous les participants étaient impliqués personnellement avec leurs projets dans la formation.
Le domaine des différents participants étant tellement varié, on a un peu moins profité du point de vue échange professionnel.
Concernant une rencontre avec des business angels, je me suis aperçu dans cette formation que j’ai encore pas mal de travail à faire avant d’avoir un dossier convaincant pour lever des fonds. Ça ne serait donc pas pour tout de suite. Par contre dans six mois, ça m’intéresserait.

Francis Gernet, Ramses 2

Cette formation est utile pour tout entrepreneur qui souhaiterait structurer sa démarche de démarrage de façon concrète. En un minimum de temps, cette formation m’a donné le recul d’une vue d’ensemblesur la spécification, le développement et le financement du projet ; et parallèlement elle m’a précisé dans le détail les questions à se poser, les outils à mettre en œuvre.